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Le mental, les émotions, les attitudes corporelles, les pensées, etc…. sont des domaines du champs des compétences comportementales et relationnelles. Nous sommes toujours et sans cesse en interaction avec notre environnement, mais aussi avec nous-même ! Nous ne pouvons pas ne pas communiquer et nous sommes notre 1er interlocuteur rien que par nos pensées, notre monologue intérieur. La qualité de ces relations détermine la qualité de notre bien-être au quotidien.

En ce début d’année, j’imagine que vous êtes nombreux à vous être fixé des bonnes résultions pour une meilleure forme, une meilleure organisation, peut-être même une liste d’objectifs à réaliser, comme un nouveau départ.

Plutôt que de vous en suggérer quelques uns, je préfère vous parler d’un outil fondamental pour vous soutenir sur votre parcours du changement, un outil dont il est impossible de se passer et dont la bonne gestion se révèlera être des plus précieuses: la RESPIRATION.

Nous ne pouvons avoir la totale maîtrise de notre quotidien, des imprévus, des évènements qui surviendront en 2018. Certains seront excellents, d’autres nettement moins. Dans tous les cas nous continuerons à respirer et donc à vivre … C’est là une 1ère très bonne nouvelle… La relation entre la respiration et l’état émotionnel n’est plus à prouver scientifiquement. La respiration est le miroir de notre état émotionnel.

L’état émotionnel influe sur la respiration et la respiration influe sur l’état émotionnel.

Certains évènements nous coupe le souffle et nous voilà les champions de l’apnée. Parfois nous en avons « les jambes coupées », ou « plein le dos » ou au contraire, « on se sent pousser des ailes », … Les métaphores sont nombreuses qui illustrent les effets du stress (positif ou négatif) sur notre corps.

 Pour rappel, le stress négatif est défini comme une agression de l’organisme par un agent physique, psychique, émotionnel. Cette agression peut être indifféremment d’origine traumatique, opératoire, infectieuse, physique, chimique, psychique. Le stress provoque une tension nerveuse, une contrainte de l’organisme face à un choc (événement soudain, traumatisme, sensation forte, surmenage). Le stress est commun, inévitable. Toutefois, ses effets sont particulièrement dépendants de notre façon de recevoir un « coup de stress ». A situation identique, certains n’y verront que broutille à dépasser, tandis que d’autres resteront tétanisés. Nous ne sommes pas égaux.

Pour reprendre l’aphorisme d’Alfred Korzybsky, « La carte n’est pas le territoire ». La carte représente les éléments que nous considérons comme étant notre réalité. Elle détermine le sens que nous attribuons aux expériences vécues et aux situations rencontrées (le relief) ainsi que les choix que nous estimons possibles (voies, routes, chemins). Nous voilà dans le champ des croyances et des représentations personnelles que nous appelons « notre Réalité »; c’est elle qui va influencer notre attitude mentale et notre stabilité émotionnelle.

Notre corps est l’habitat de notre attitude mentale. C’est elle qui en façonne ses allures, cette façon d’être qui signe notre personnalité et notre état émotionnel du moment. Des chercheurs, en 2013, ont pu établir une carte corporelle des émotions.

Cette étude scientifique nous apprend que chaque émotion a son effet dans une partie précise de notre corps. Ainsi par exemple, la colère active la poitrine, le bas du visage, les bras et surtout les mains, alors que l’émotion du bonheur entraîne des sensations plus spécialement au niveau du visage et de la poitrine mais aussi sur le corps entier  ! Toutes nos émotions (joie, tristesse, colère, culpabilité, phobie, dépression, panique, plaisir …) mettent donc en jeu un circuit complexe impliquant certaines structures du cerveau et le système nerveux autonome (appelé aussi système neurovégétatif).

Le système neurovégétatif régule nos fonctions automatiques comme la respiration, la digestion, le muscle cardiaque,… Ce nom de « système autonome » vient du fait que son action est indépendante de la volonté.

De façon simplifiée, il comprend 2 branches:

  • Le système nerveux parasympathique qui assure le ralentissement général des organes et la stimulation du système digestif dans un objectif de conservation de l’énergie (abaisse rythme cardiaque, tension artérielle, facilite digestion,..)
  • Le système nerveux sympathique a une fonction antagoniste, celle de préparer le corps à l’action en accélérant le métabolisme (augmentation de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle, du diamètre des bronches, ralentissement de la digestion, ..)

Ces deux axes agissent de façon antagoniste comme une balance. La flexibilité du système autonome permet à l’organisme de maintenir son équilibre. A l’inverse un manque de flexibilité, une certaine rigidité risquerait de favoriser le développement de certaines pathologies somatiques et psychologiques et expliquerait certaines conséquences négatives du stress sur notre système cardio-respiratoire et cérébral. C’est là que vient une autre bonne nouvelle: notre respiration est la seule fonction dépendante du système neurovégétatif que nous pouvons maîtriser et donc mettre à notre profit.

La lecture scientifique sur les techniques de respiration, de relaxation démontre de leur efficacité sur l’équilibre physiologique en réduisant les effets négatifs du stress sur la santé. Bien respirer, ou plutôt respirer juste, c’est savoir adapter sa respiration à l’émotion ressentie, surtout quand elle est négative. Par exemple, sous l’effet d’un stress élevé, notre respiration s’accélère, notre système sympathique se met en plein régime. Revenir volontairement à une respiration ralentie, c’est favoriser la bascule vers notre système nerveux parasympathique et réduire les effets négatifs de l’événement sur notre corps.

 La respiration influence notre rythme cardiaque. L’inspiration ralentit temporairement le sympathique et produit une accélération du rythme cardiaque et, au contraire, l’expiration stimule le système nerveux parasympathique et ralentit la fréquence cardiaque.

Lorsque cette variabilité de la fréquence cardiaque est régulière cela démontre que notre système nerveux autonome remplit ses fonctions pleinement en « digérant » bien les coups de stress. A contrario, si nous nous sentons sans cesse oppressés, en sur régime, avec une respiration rapide ou courte, saccadée, même sans stress particulier, on peut en déduire que notre système autonome est en déséquilibre.

Pour y remédier, respirez, respirez large, respirez ample, respirez calme. Entraînez-vous régulièrement (2 à 3 fois par jour durant 3 à 5 mn) à contrôler votre respiration pour réguler votre stress et vos pensées. Voici une fiche à télécharger pour vous guider.

Lorsque votre monologue intérieur tourne en boucle sur un problème ? Recentrez-vous sur votre respiration pour équilibrer votre système nerveux autonome. David Servan Schreiber, notamment dans son livre "Guérir", a mis en avant les bienfaits des techniques de cohérence cardiaque . Elle est particulièrement efficace pour revenir au corps, se recentrer sur l’instant présent et couper la « moulinette ».

Pour vous guider, vous pouvez télécharger sur votre mobile ou tablette l’application "RespiRelax" ou encore suivre le guide respiratoire du site internet "cohérence cardiaque". Je précise n’avoir aucun lien avec les auteurs de ces sites internet. Vous en trouverez d’autres tout autant intéressants.

Un proverbe indien énonce « fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester ».

Alors faites vous de bien et RESPIREZ juste !

 Phlippe leclair

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mardi 16 janvier 2018 , par Marie-Pascale Gardella  : : Corps

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